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 Vos écrits

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V.
Maniaco-rêveuse
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MessageSujet: Vos écrits   Ven 17 Oct 2008, 22:32

Vous écrivez des choses (en dehors des DM bleh) ? Quel genre de choses? Vous les publiez sur Internet? On peut les voir? saute partout
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SpiKskiins
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Sam 18 Oct 2008, 19:57

J'écris des morceaux de musique ange Un peu méchante sur certains vers donc... Mais ca a changé maintenant c'est tout gentil ange

Non je les met enregistré sur internet mais pas les textes bleh Le prochain je le mettrais wink
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seb
Potential Slayers
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Sam 18 Oct 2008, 23:11

j'écris des poemes pas très joyeux lol, je les met sur un blog.
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Esmé
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Dim 19 Oct 2008, 22:22

Je n'écris rien... A part pour mon boulot; il m'arrive d'écrire des résumés de livres ou des critiques mais c'est tout!
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Albicocca
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Dim 19 Oct 2008, 22:41

Des débuts de nouvelle, des articles... des lettres... c'tout!
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Didi
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mer 10 Juin 2009, 22:34

Moi j'écris rien mais... V, pourquoi tu nous posterais pas tes nouvelles? siffle



(Ca va tu m'en veux pas trop?)
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Spike70
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mer 10 Juin 2009, 22:51

J'écris des poéme et beaucoup de critiques lol et parfois des nouvelle mais pas souvent ;) !


Oui V. montre nous tres écrits timide
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V.
Maniaco-rêveuse
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mer 10 Juin 2009, 23:33

Euhm a) Didi, je ne t'en veux pas mais... je me vengerai Siffleur, c'était tout de même un coup en traître !
b) euh................................ mais........................ suis timide
c) j'écris quelques poèmes et nouvelles, mais en plus je suis sûre que vous n'aimeriez pas !
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Spike70
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Jeu 11 Juin 2009, 00:27

Comment peut tu dire quond aimera pas ?


Je suis sur que moi j'aimerai, j'aime tout les style d'écrit donc pourquoi pas le tien ???



Tu écrit plutot simple ou compliqué ??
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V.
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Jeu 11 Juin 2009, 07:34

Je ne suis pas complètement convaincue... je dirais que j'écris compliqué et surtout très descriptif, du coup... il faut aimer la description !
Mais spike70... commence donc par poster tes nouvelles ou poèmes Siffleur s'il te plaît !
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Jeu 11 Juin 2009, 12:10

Oui les artistes, montrez-nous vos oeuvres ! bleh

En ce qui me concerne, j'avais essayé d'écrire des chansons (à 11 ans ... mouarf, puis à 15 ans) mais opération abandonnée, parce que de la musique sans musique n'est pas de la musique (whouah, c'est beau ce que je dis ! lol ).
Et j'avais voulu me lancer dans l'écriture d'un roman autobiographique mais encore une opération abandonnée, parce que ... c'est long à écrire un roman ! lol

_________________
"You risked everything to be a better man. And you can be. You are. You may not see it, but I do. I do. I believe in you, Spike." (Buffy, Never Leave Me)

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Esther
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Jeu 11 Juin 2009, 13:40

Bon puisqu'on en est là jvais faire des petites recherches sur mes anciens blogs xD
http://titetheter.skyrock.com/1111677050-arghhhhhhhhhhh.html
http://titetheter.skyrock.com/1083964144-don-t-forget-you.html
http://titetheter.skyrock.com/1060375102-le-coeur-a-ses-peines-le-corps-pas-poeme-point-de-moi.html (celui là n'est pas de moi mais il est trop beau je trouve ^^)
http://sorry-for-her.skyrock.com/1252907070-pour-toi-un-coeur-c-est.html
http://l0ve-nothing.skyrock.com/1509966854-Enferme-moi.html
http://l0ve-nothing.skyrock.com/1463374569-Tu-dois-donner-un-titre-a-ton-article.html
http://l0ve-nothing.skyrock.com/1459513655-Combler-une-personne-mais-faire-chier-toutes-les-autres.html
http://l0ve-nothing.skyrock.com/1457601591-If-I-can-t-be-my-own-I-d-feel-better-death.html


Bon pour les plus courageux j'en ai ptet encore d'autres mais bon xD


Dernière édition par Esther le Mar 14 Juil 2009, 18:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Jeu 11 Juin 2009, 21:48

Euh, Esther, je crois qu'il y a un bugge avec tes liens... ils renvoient tous sur la page d'acceuil du forum... Mais les textes que j'ai pu lire sont... obscurs!

Je posterai un truc ou deux, ... si j'ai le temps...
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Spike70
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Jeu 11 Juin 2009, 22:17

Oui V. post nous un truc stp rouge !
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Jeu 11 Juin 2009, 22:28

Bon, allons-y, deux poèmes et une nouvelle, mais je préfère le genre de la nouvelle, les poèmes ne sont dans l'ensemble que des réponses à des défis:

Sans titre

Le train sur le départ guettait le lointain, les
Deux lignes se tendirent vers ton horizon courbe,
Comme un serpent qui glisse, je sinuai vers toi
Confiante en le chemin comme une aurore crédule

Lumineuses déjà comme tes yeux sur le monde, les
Fenêtres dansaient. Phèdre était-elle coupable?
Le chant des rails contre les roues, contre mon cœur,
Déjà midi sonnait dans le ciel bleu lavé.

Et j'ai vécu par toi d'éblouissants instants
Qui laissèrent sur mon œil comme une ombre de feu
J'ai souri au soleil et il m'a absorbée
Et j'ai bu sa lumière, étonnée et stupide.

Absence

Il y a toutes les pièces vides où tu n'es pas
Toutes les scènes qui ne seront pas
Tous les gestes que je ne ferai pas,
Et ton ombre sur le mur des possibles.

Il y a les temples où ta voix résonne
Les échos de tes rires et les paroles mortes
Il y a tes mille mots mille fois redits,
Et ceux que je ne dirai pas.

Il y a tous les instants où tu n'es pas
Tous les visages que tu vois sans moi
Et ces mille choses que tu ne sauras pas.

Et il y a toi, toujours gouffre amer,
Toujours miroir trouble au-delà du monde,
toujours chimère, choyée comme un enfant.

Le départ (longueur : 3 pages word, attention: ne pas lire la fin à l'avance !)

Le ciel était d’un bleu presque blanc, lumineux et uniforme, au-dessus d’une terre enneigée. De toutes parts semblaient courir des étincelles, des fulgures de clarté aveuglante, qui explosaient en brillances multicolores à chaque relief du paysage. Ophélia se détourna de la fenêtre et sembla se ressaisir. Elle commença à rassembler les vêtements éparpillés sur le sol de la chambre, les attrapant puis les pliant de manière automatique, les yeux dans le vide. La journée était parfaite, aussi vide que le ciel. Elle lui appartenait dans son intégralité, comme la maison qu’elle était chargée de garder jusqu’au retour de ses parents, le soir même. Oui, la journée était parfaite, mais il était déjà dix heures et il ne fallait pas tarder si elle voulait avoir le temps de tout faire avant de partir. Partir, elle en avait rêvé pendant si longtemps, et aujourd’hui elle touchait au but. Tant de lieux possibles à voir, n’importe où mais ailleurs, quelque part où elle n’aurait pas à être parfaite …
Elle avait souvent réfléchi : où aller ? comment partir ? Le vélo avait l’avantage d’être gratuit et disponible à la maison, tout comme les pieds, mais ces deux moyens étaient si lents, et si « ils » la rattrapaient, comment expliquerait-elle sa fuite ? Comment pourrait-elle seulement parvenir à s’enfuir à nouveau après cela ? Ils la surveilleraient, pour son bien. Non, quant au train, qui la faisait rêver, il était surveillé, ou elle l’imaginait surveillé. Ce serait pourtant merveilleusement irréel un jour d’aller simplement à la gare, à côté du lycée, sans que personne ne se doute de la révolution que cela provoquerait dans la famille, de prendre un billet, pour n’importe où, le premier train qui parte, car si elle attendait elle risquait d’avoir peur, de douter et peut-être de retourner, au lycée, rougissante de cette audace honteuse qu’elle avait rêvée un court instant. Elle monterait dans le train, avec des inconnus qui ne la verraient pas, et ne sauraient pas que sa présence était illicite, ensuite elle pourrait profiter de l’ambiance « voyage » qui règne toujours dans les wagons. Le paysage défilerait, de plus en plus différent de celui qu’elle avait quitté, par la fenêtre, elle, le regardant sans le voir, pourrait se demander à quoi ressemblerait la prochaine gare. Le contrôleur vérifierait son ticket, qui serait en règle, et la route continuerait. A la gare suivante elle prendrait, semblable à une héroïne dans un film, un café brûlant, puis remonterait dans le train. Les autres voyageurs liraient le journal et elle tenterait de déchiffrer les titres sur les pages tremblotantes, elle verrait les valises et les sacs, les gens qui dorment, téléphonent ou lisent. Puis elle arriverait, Dieu sait où, ruinée par le simple trajet. Non le train était trop coûteux, ou trop romanesque, elle risquait d’y oublier sa fuite. Aucun moyen n’était décidemment bon pour échapper à un monde parfait et à des parents aimants. Mais elle avait trouvé maintenant. C’est pour cela que tout devait être parfait, rangé, immaculé pour le retour de ses parents. Ophélia voulait que son départ soit aussi parfait qu’elle-même aurait dû l’être.
Après la penderie ce fut à la bibliothèque qu’elle s’attaqua. Les grandes étagères qui occupaient un long mur de la chambre avaient été conçues pour accueillir les livres qu’elle lisait à longueur de journée. Mais le classement laissait à désirer. Aussi reprit-elle les livres, pour les classer alphabétiquement, repensant à la lecture de chacun, tout en les manipulant. Chacun était un voyage, la promesse d’un ailleurs, la certitude de pouvoir oublier pour un temps. Dans celui-ci, un soleil orange se levait sur la poussière de Jérusalem, son halo mordoré entourant le mythique palais d’Hérode. Sous les arches orientales, vermeilles et dorées, aux enchevêtrements indéchiffrables surgis d’un tableau de Moreau, dansait, fatale et lascive, une hypnotique Salomé de Flaubert. Mais déjà d’un autre surgissait, pâle et tremblante, brumeuse ou fantomatique, la silhouette d’une cité détruite ; antique et mystérieuse, déjà apparaissait l’Ispahan disparue, violette dans un crépuscule éternel. Reposant Loti et ses rêveries, Ophélia plongeait avec délectation dans les grands magasins de Paris et dans ses foules ardentes, serrées, fiévreuses ou brutes comme un troupeau immense. Elle apercevait les gargotes maléfiques, au fond desquelles se dissimulaient les alambics qui tuaient à force de douceurs alcoolisées, qui détruisaient lentement celui qui s’était laissé fasciner. Elle voyait les ruelles sombres et les débauches luxueuses, ces grandes fêtes de l’argent, où celui-ci coule en une rivière dans laquelle chacun plonge pour ressortir riche ou pour se noyer, emporté par le flot continu de pièces d’or, d’argent et de bronze. Elle voyait tout cela et, enivrée, se réfugiait sous les vitraux luminescents d’une cathédrale. Mais au dehors le bruit d’une foule toujours courant, perdurait. Déjà Ophélia connaissait cette vie frémissante de la capitale où elle n’était allée que deux fois, mais que Zola avait animée, faite vivre, qu’il avait tordue entre ses mains pour un tirer un suc épais, une lymphe jaunâtre, repoussante et enivrante, à l’odeur capiteuse qui resterait pour elle l’odeur de Paris.
Enfin, ayant presque achevé le rangement, la jeune fille prit son ouvrage favori, caressant doucement les pages de ce livre à la couverture jaune, qui lui permettait parfois de partir vers Londres, vers sa pluie, et ses gentlemen, vers ses bistrots et ses cabs silencieux. Ce livre était un vrai voyage, non plusieurs voyages, mais il était plus que ça. Elle regardait ce livre qui avait été la révélation du pouvoir de l’imagination, ce livre qui peignait si bien les charmes d’une évasion dans les textes ou les tableaux, dans lequel on devinait le parfum empoisonné qui rend ivre ou fou celui qui se livre à de tels voyages. Oui, il y avait dans ce livre des fumées d’opium, des mirages aux reflets éphémères, il y avait un sortilège qui permettait à l’âme d’un humain de quitter son corps et de flotter vers d’autres cieux. Dans ce simple livre Ophélia retrouvait le goût de tous les autres, leur essence distillée et purifiée de certains caillots de langue, qui empêchaient l’envol. Et, charmée, elle restait prisonnière de ces villes imaginaires, si brillantes.
Mais tous ces voyages internes loin de rassasier son désir d’Ailleurs, loin de lui permettre d’échapper à une réalité brutale, n’avaient fait que lui révéler de longs jeux de perspectives qui laissaient entrevoir des horizons nouveaux et lointains, elle apercevait à travers eux des galeries de miroirs se reflétant à l’infini, de grandes voûtes sombres et, au bout, des fenêtres ouvertes sur des pays inconnus, d’où montaient d’invisibles voix murmurant des chants exotiques et barbares. Ces échappées, ces soudaines ouvertures sur un ciel bleu ne lui permettaient pas de fuir la grisaille quotidienne, et, par un sournois effet de contraste, la rendaient plus grise et insupportable encore. Tout ici était si terne, si désespérément souillé pour toujours par ces hommes qui ignoraient la beauté d’un paysage immobile et qui couraient sans cesse. Ce monde ne pouvait être sauvé et jamais il ne pourrait retrouver son équilibre. Les romans ne pourraient plus désormais que montrer comme ce monde était vil, et bas. Ophélia en était la prisonnière. Dans la maison banale, dans les parents bien habillés, dans le lit trop bien fait et dans l’élève obéissante, elle était ligotée, en dépit d’elle-même et de ses rêves.
Pourtant un ailleurs existait, il serait peut-être bleu polaire comme les dunes au petit matin. Il aurait la pureté et la simplicité des premières aubes du monde, s’ouvrant à chaque instant vers des nuées sans limite. Et là-bas, quand elle serait partie, personne ne la connaîtrait, enfin la liberté parfaite, sans le regard des bien-pensants.
S’extrayant de ces pensées azurées Ophélia reprit son rangement, ou plutôt son nettoyage : au tour de l’aspirateur d’entrer en action afin de laisser une chambre immaculée. Et son esprit s’envola à nouveau vers les pays qu’elle avait rêvés. De longues après-midi ressurgirent, automnales avec une odeur de pluie et de feuilles mortes écrasées, avec leur temps vide de toute occupation. Soudain elle était de retour à la gare, assise en spectatrice. La gare, le lieu de départ d’excellence dans cette ville sans port. Un port l’eût conduite dans des îles enchantées après des croisières féeriques sur des paquebots aux ponts blancs et aux pistes de danse étincelantes. Des dames en robes de bal valsaient aux bras de gentlemen en costumes noir et blanc, des poissons volants légers, aux voilures d’améthyste et d’argent flottaient dans l’air autour du bâtiment, la musique de Titanic résonnait dans cette nuit marine… Un vrai cliché. Et il n’y avait pas de port dans cette ville de cendre.
Alors, lorsqu’un après-midi dépeuplé se profilait dans son emploi du temps, elle quittait le lycée et allait s’asseoir, un livre ouvert sur les genoux, à côté des rails sur le quai. Rapidement le livre s’inclinait, abandonné, et la jeune fille restait à détailler les détails innombrables d’une gare. Elle se demandait si le train devant elle était un Corail ou un TGV, elle écoutait les annonces de « Simone », la voix de la SNCF : « le train n°17707 en provenance de Marseille et à destination de Paris est annoncé voie D, il desservira les gares de …, … et … » ; « Attention à la fermeture automatique des portes » ou le célèbre « Le train n°17707 en provenance de Lyon PartDieu et à destination d’Avignon, initialement prévu à 12h13, est annoncé avec un retard de 15 minutes environ ». Elle allait jusqu’à collectionner ces messages dans un petit carnet, notant les variantes, les records de retard… Vraiment, elle adorait ces messages qui contenaient toute l’âme de la gare, tous ses trains, et toutes ses bousculades, elle restait assise et écoutait les adieux des couples, sentait l’odeur des rails chauds, elle restait assise et vibrait avec chaque train. Elle observait les voyageurs, leur âge, tous ces gens qui n’étaient pas elle et qui partaient. Elle connaissait de vue les habitués et surprenait parfois un professeur qui embarquait, celui d’SVT, celle de français, et même une fois le proviseur adjoint. Tous pouvaient s’envoler, vers le nord ou le sud, certains des gens qu’elle côtoyait, même, avaient droit à ce goût du Voyage, tous les jours, ils pouvaient en profiter le soir, le matin. Savaient-ils la chance qu’ils avaient ? Elle imaginait les profs qui partaient, eux aussi, regardant par la fenêtre comme elle. Mais non, probablement ils ne sauraient pas comprendre, pas eux. Ils étaient gris, tous gris, et, dans leurs rêves gris, ne pouvaient pas connaître le déliquescent d’une évasion journalière.
Midi. Ophélia jeta un regard autour d’elle, tout était prêt ou presque, le bureau restait à ranger mais elle s’en occuperait après le repas. Elle descendit. Un verre, un couteau, une fourchette, une assiette. Elle s’assit en attendant que l’omelette soit cuite. Ça n’était pas de la grande cuisine mais des œufs au vinaigre seraient toujours excellents, et rapides à préparer. En dessert elle prendrait un ou deux carreaux de chocolat, c’était son dernier repas ici, alors elle supposa avoir le droit de faire cette petite entorse au menu classique. Et qui savait ce qu’il y aurait ailleurs. Elle mangeait, le regard perdu dans la blancheur du jardin, la neige tombait doucement, comme au ralenti, tout semblait endormi, inanimé dans le silence de mort qui avait envahi la maison quand l’aspirateur s’était tu. Elle n’aurait pas faim pour le voyage. Ophélia fit doucement la vaisselle en chantonnant, comme pour rompre l’enchantement glacial qui pesait sur ses épaules.
Le bureau fut vite ordonné, quelques feuilles furent mises dans des classeurs, quelques stylos dans des trousses, quelques livres de cours sur des étagères. Une carte du monde durant la Guerre Froide, un monde si grand, aujourd’hui sans frontières. Un simple avion pouvait vous amener n’importe où. Une photocopie d’un journal américain. Le monde entier venait à elle. Mais elle ne pouvait le toucher. Un texte du courant romantique : « Tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande », ce sentiment là était à sa portée, c’était elle qui appelait les orages désirés et se laissait emporter vers une autre vie, et l’heure de son départ approchait. Déjà la maison était parfaite. Il ne restait plus à Ophélia qu’à se préparer.
Les vêtements avaient été choisis depuis longtemps, rien d’exceptionnel, ce devait être pratique, ne pas trop se remarquer, mais rester plus que correct : ce départ était une fin et un début, ce qui devait décider du sens de sa vie. Le col roulé du pull était bien ajusté et il n’y avait pas de pli au pantalon. Elle se coiffa lentement en regardant la glace, elle n’avait jamais été aussi parfaite qu’aujourd’hui, pas belle mais parfaite, impeccable, aussi rangée que sa chambre, chaque cheveu à sa place comme chaque livre dans la bibliothèque.
Elle prit une photo, elle dans le miroir en ce jour, ce serait l’image qu’elle laisserait à ses parents, celle qu’ils voulaient qu’elle donne, une jeune fille modèle.
Ophélia retourna dans la chambre, elle prit le verre qui se trouvait sur le lavabo. Un filet de poudre blanche coula dans l’eau. Les paillettes tournoyèrent un instant dans l’eau claire comme les flocons argentés qui défilaient devant la fenêtre. La journée était parfaite. Les yeux fixés sur les particules crayeuses, elle approcha le gobelet de ses lèvres. Et but lentement la potion. Ophélia, dans ses vêtements de fête, se glissa dans le lit et ferma les yeux, le train partait.
Le ciel bleu avait perdu l’éclat qu’il avait en matinée, les lourds flocons descendaient lentement comme un linceul blanc sur la maison silencieuse et morte.
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Didi
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Jeu 11 Juin 2009, 22:34

Ah, c'est ma préférée celle-là! love
Vachement surprenante je trouve!

J'aime pas trop le poème sans titre sinon mais Absences (C'est un sonnet d'abord! sourire ) j'aime beaucoup! happy


(J'avais essayé d'écrire une fic cross-over Charmed-Buffy mais en fait non! bleh )
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Spike70
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Jeu 11 Juin 2009, 22:41

J'adore ! Sérieux c'est vraiment super ! sourire



Question poéme j'ai le même avis que Didi ! lol
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Greg
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mar 14 Juil 2009, 00:39

Ah non,moi j'adore la poème sans titre. J'aime bien Absences mais j'ai une préférence pour l'autre happy Quand à la nouvelle,j'ai pas le courage de la lire maintenant mais promis,je la lirais happy
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Esther
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mar 14 Juil 2009, 18:27

Esther a écrit:
Bon puisqu'on en est là jvais faire des petites recherches sur mes anciens blogs xD


Juste pour dire que j ai edite des liens j ai clique dessus cette fois ca a l air de marcher
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V.
Maniaco-rêveuse
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mar 12 Jan 2010, 22:59

Bon, je me permets de poster une autre "nouvelle" de moi, pas très réussie, il faudrait que je reprenne la fin... Mais bon, c'est en attendant vos écrits à vous !

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Il était un pays


Elle regardait ses yeux, qui brillaient en spirales dorées, le chat se lissait les moustaches. Ces spirales semblaient les rouages d’une grande montre, des engrenages pailletés de cette poudre qu’on trouve sur les ailes des papillons, et le mouvement de tête du chat renforçait l’impression que l’animal était une machine merveilleuse, rendu vivant par cette lueur un peu fée qui courait sur ses poils.
- Tu veux un thé ? demanda finalement Mia.
Le chat acquiesça.
Ces deux étranges personnages, la fillette aux longs cheveux noirs et le chat doré, étaient perchés sur un de ces toits un peu asymétriques, un peu penchés, qu’on trouve dans le Vieux Lyon, un des ces toits rougeâtres qui se referment presque au-dessus des rues. Ils allaient trottinant tous les deux, puis disparurent par une lucarne obscure.
Ils arrivèrent dans ce qui semblait être un vaste atelier, encombré de plaques de bronze, de cercles de bois, de formes bizarres et de grandes sculptures qui donnent toujours l’impression de s’animer dans la pénombre. Dans un coin une horloge rougeoyait et son pendule balançait en silence. C’était l’atelier de Christobald, le vieil homme aux montres, grand-père de Mia, à ce que l’on disait du moins. Celle-ci, à douze ans, tenait le rôle du lutin qui doit animer tout lieu vaguement magique. Et de ce fouillis, Mia extrait deux tasses bleutées et même une théière qui fumait. Elle servit un thé coloré, intense, à l’odeur sucrée des fruits rouges, et ils restèrent face à face, la fillette parlait et le chat clignait des yeux, ils se comprenaient, ne faisaient-ils pas tout ensemble ? Grimper sur les toits, courir pour faire s’envoler les oiseaux, regarder pendant des heures les gens aux fenêtres, les yeux bleus et les yeux dorés se répondaient. Mia bondissait comme un jeune félin et le chat buvait du thé.
Soudain le chat se raidit, il y avait eu un bruit en bas, dans la petite boutique. Le Grand-Père était absent à cette heure-ci, mais quelqu’un appelait. Sans doute un client. La voix se fit à nouveau entendre. Le chat était curieux et descendit. Mia le suivit.
Un homme se tenait dans la boutique, il n’était pas très grand, jeune apparemment, les cheveux noirs et courts, il souriait. Cependant rien de tout ça ne se remarquait au premier regard, toute l’attention se concentrait sur le vêtement du visiteur : il portait une veste queue-de-pie, bleu profond, parcouru de spirales d’or, le tissu chatoyait, et sur son haut-de-forme brillaient des étoiles larges et naïves.
Mia avait vu de nombreux clients de son grand-père, et ils étaient toujours étranges, il y avaient les aventuriers vêtus de brun, aux manches rapiécées et qui apportaient des robots orangeâtres, sans éclat, rouillés et grinçant, des robots qui portaient une unique pierre de feu ruisselante de lumière ou de sang ; il y avait les scientifiques rigoureux, gris comme l’acier qu’ils manipulaient, en costume cravate, et qui s’inquiétaient de la régularité du battement de leurs petites machines miniaturisées ; il y avait les princes orientaux, aux odeurs d’encens, au turban à la chaude couleur orange, et qui faisaient réparer d’immenses mécanismes d’or, qui ressemblaient à des œuvres de dieux étrangers. Ils avaient chacun leurs couleurs, leur langue chuintante ou claquante, à l’accent usé ou doux comme la voix d’une femme-oiseau.
Et pourtant Mia ne se souvenait pas avoir été aussi éblouie que par l’inconnu en bleu. On aurait dit que la nuit émanait de sa veste queue-de-pie, comme un parfum sombre, un velours nocturne et insoutenable. Il était beau, raisonnablement beau, pâle aux yeux brillants. Il doit avoir à peu près vingt ans, pensa Mia, un peu moins peut-être. Elle en discuterait plus tard avec le chat.
- Bonjour, mon grand-père n’est pas là, je peux faire quelque chose pour vous ?
- Pas vraiment, tu sais quand il reviendra ?
- Euh, non, plus tard, ce soir, vous voulez faire réparer quel genre de machine ?
Elle ne voulait pas qu’il parte, pas si vite.
- Une machine très compliquée, j’ai peur qu’elle ne soit en train de s’épuiser.
- Oh, je peux la voir ? Elle vient d’où ? Vous venez d’où ?
Le chat, perché sur son armoire, feula. Elle était sans doute allée un peu trop loin. En effet l’inconnu sourit à moitié, pas encore moqueur mais déjà il la trouvait enfant.
- Non, je ne peux pas te la montrer, je ne l’ai pas apportée, elle est trop encombrante, et très fragile, elle vient des Brumes, j’ai voyagé là-bas pendant longtemps.
Les Brumes… Ce nom laissa Mia rêveuse, c’était un pays dont peu revenaient, et on ignorait presque tout à son sujet, Mia n’en avait vu que quelques mentions, dans les vieux livres du Grand-Père, là-bas, disait-on, le monde n’était pas encore terminé et les choses étaient… changeantes. La terre pouvait devenir l’eau, et l’air se solidifier comme la pierre. Les gens qui vivaient là-bas ne sortaient que peu de leur pays, car à force de vivre des existences floues ils étaient devenus moins consistants, un peu translucides et ils pouvaient se fondre dans n’importe quel objet ; hors des Brumes, à chaque instant ils risquaient de se dissoudre dans la réalité. Et Mia n’avait aucune idée des machines que l’on pouvait construire là-bas. Le chat pensait qu’il s’agissait de sornettes, de contes et qu’il n’y avait rien là-bas, rien que du brouillard et des cailloux. Et pourtant l’inconnu était là, et même s’il n’avait pas l’air très brumeux, il avait bien l’air exceptionnel. Grand-Père serait tellement content de découvrir les machines qui venaient de là-bas.
-Vous revenez de là-bas ? C’est vrai ? (Et voilà qu’elle était puérile à nouveau, mais pourquoi cela la dérangeait-il ?) Racontez-moi !
Il hésita, et puis qu’avait-il à perdre ?
-Ok, je te raconterai, mais en échange tu me fais visiter le Vieux Lyon, comme ça on sera à égalité. Et tu peux me tutoyer, je ne suis pas si vieux, tout de même !
Mia hésita, pouvait-on faire entrer un inconnu sur leur domaine ? Mais en échange il lui dirait comment était les Brumes.
- D’accord, tu veux venir tout de suite ? Le temps que Grand-Père revienne ?
Il y a des moments où l’âme se fendille pour laisser passer la lumière, ou le vide et qui, invisibles, laissent la marque de leurs fractures sur une vie. Mia hésitant ne savait pas qu’elle tirait un peu sur les liens de l’existence, et que, comme une feuille d’ambre que l’on plie, celle-ci porterait les fissures qui au terme d’une vie la font tomber en morceaux brisés. Elle ne s’apercevait pas de ce mouvement étrange et pourtant, en laissant la boutique sous la garde du chat il lui sembla entendre un bruit, comme de la soie qui se déchire.
Elle mena l’inconnu sur les toits, elle lui montra la Cathédrale, et les passages vers la Croix-Rousse, elle lui montra au loin le Parc de la Tête d’Or, les grands arbres et les nuages d’oiseaux qui s’envolaient par intermittence, elle lui expliqua le vol des mouettes argentées, elle lui raconta l’histoire des Usines de Neige, qui soufflaient de grandes fumées étincelantes à l’horizon, et qui employaient, disait-on les lutins du Père Noël depuis que ce dernier avait disparu (mais c’était là une légende sans preuve), elle lui montra comment s’asseoir pour rester immobile pendant des heures sur une corniche, … Heureuse, elle faisait visiter en propriétaire son monde de rêves perchés. Et l’inconnu en bleu écoutait avec intérêt.
Puis ils inversèrent les rôles, le jour s’assombrissait, mais ils restèrent sur le toit le plus haut, tandis qu’avec de grands gestes l’inconnu décrivait la magie des Brumes, les choses qui ne sont pas complètement là, le monde qui n’est qu’une hypothèse et qu’une pensée peut détruire. Et puis il lui raconta d’autres voyages, d’autres histoires.
Puis ils redescendirent, Mia rêveuse et l’inconnu souriant. Archibald était rentré et il s’enferma un long moment avec l’homme en bleu dans l’atelier, il y eut des bruits légers d’instruments manipulés, de chuchotements que Mia tentait d’entendre alors que le chat lui faisait la tête, il n’avait apparemment pas apprécié de rester seul à la boutique. Bien plus tard les deux hommes ressortirent et l’inconnu précisa qu’il repasserait le lendemain. Cette nuit-là Mia rêva de brouillards et d’horizons perdus.
Quand l’inconnu revint pendant une semaine, l’après-midi il se promenait sur les toits avec Mia et le soir il s’enfermait dans l’atelier avec Christobald et puis un jour il dit que la réparation avait marché et qu’il allait donc repartir. C’est au moment du départ qu’il proposa au Grand-Père d’emmener Mia avec lui, si elle le voulait, elle l’aiderait à prendre des notes dans ses voyages et comme ça elle verrait le monde. Evidemment elle pourrait revenir quand elle voudrait. Mia hésita, après tout, elle ne le connaissait qu’à peine… Mais il portait le même costume bleu étoilé que la premier jour, le costume de nuit vivante, et il partait pour les Brumes. Mia embrassa le chat, Archibald, promit de donner des nouvelles et s’éloigna derrière l’inconnu.
Le pas de l’inconnu, régulier comme celui d’un automate, la menant vers un navire merveilleux, de temps en temps Mia regardait ses yeux dorés et aussi profonds que des nuits d’août. Sur le toit le plus haut le chat était assis, les yeux figés, et sa queue battait sans retard les secondes, comme les montres continuent à battre l’avancée du temps une fois la boutique abandonnée à la nuit.
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Esther
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mer 17 Fév 2010, 11:45

oh c'est chouette et assez magique j'aime bien ^^
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mar 15 Fév 2011, 11:08

Depuis peu je me suis mise a l'écriture , en rime . mes textes sont souvent basé sur la socièté dans laquelle on vit , et ce que j'en pense et ils parlent de tout : travail , capitalisme , nature , humains , animaux ; en voila un .


Bienvenue dans ce monde ou tu viens de débarquer
On t’a donné un nom , tu peux d’ors et déjà l’oublier
Car dans cette société tu n’est qu’un simple numéro
Tu captes encore rien mais tu comprendras bientôt

Profites bien te ta vie jusqu’à l’age de tes deux ans
Car après ça va vite devenir très chiant
Tu n’entendras parler plus que de trois choses
L’école , le boulot et les impôts et a très forte dose

Surtout fait attention a ce que tu penses et a ce que tu dis
Car tes actions et tes paroles peuvent vite se transformer en délit
Si tu t’écarte trop de la normalité , tu risque de le regretter
Tu seras vite catégorisé , voir même emprisonné

Soi un bon petit soldat , ne pose aucune question
Va voter et applaudis les , c’est une bonne action
Crois en leur promesse et boit bien leur belle parole
Même si tout ce qu’ils racontent est rarement drôle

refrain

Bienvenue dans ce monde normatif
Ou tout n’est qu’administratif
Ici tu ne vaux rien si tu n’as pas de fric
Et tu trouve même dans les écoles des flics
Bienvenue dans ce monde immoral
Ou la justice ne vaux que dalle
Ici des millions de gens n’ont rien a manger
Et pourtant passent leur temps a travailler

Tu as l’impression d’avoir quand même le choix
Tu as le droit de voter et de choisir les rois
Pourtant ce ne sont pas eux les vrais décideurs
Mais le plus important c’est que tu crois en ces menteurs

Ce qui compte dans ce monde c’est le pétrole et l’argent
Pour eux ont fait la guerre et on affame des millions de gens
Toute la terre est trouée par d’énorme perceuse
Celui qui trouvera un puit sera une personne chanceuse

Bienvenue dans ce monde ou tu te lèveras chaque jour pour aller au boulot
Pour un salaire de misère et tu ne prendra pas ta retraite de si tôt
Regarde attentivement les personnes qui travaillent autour de toi
Il risque d’y avoir certains d’entre eux qui n’y survivront pas

Si tu penses a faire des gosses , réfléchies a deux fois
Car il y’a de forte chance pour que tu les vois pratiquement pas
Et puis regarde un peu quel genre de monde tu vas leur offrir
Tu le sais, ici , chaque jour c’est de pire en pire

refrain

Bienvenue dans ce monde normatif
Ou tout n’est qu’administratif
Ici tu ne vaux rien si tu n’as pas de fric
Et tu trouve même dans les écoles des flics
Bienvenue dans ce monde immoral
Ou la justice ne vaux que dalle
Ici des millions de gens n’ont rien a manger
Et pourtant passent leur temps a travailler

Bienvenue dans ce monde ou on dépense des millions pour d’autres planètes
Alors qu’on détruit et qu’on est pas capable de s’occuper de la terre
On te parles de biodiversité , mais on t’envois un steak bourré d’OGM en pleine tête
Le monde végétal et animal et mis a mal , mais les humains n’en ont que faire

On nous fait croire toute sorte de chose au travers de la télé
Et les gens sont tous bien sagement embobinés
Mais bordel , utilise ton cerveau , arrête de le mettre sur off
Change ton mode de vie et tes habitudes , tu en a l’étoffe

Moi il y’a un mot que j’aime par dessus tout , c’est liberté
Mais peu de gens savent de quoi il en a l’air et fait
On vit tous avec des barreaux dans la tête et dans la vie
Il serait temps qu’on bouge ce monde et qu’on change de reality

refrain

Bienvenue dans ce monde normatif
Ou tout n’est qu’administratif
Ici tu ne vaux rien si tu n’as pas de fric
Et tu trouve même dans les écoles des flics
Bienvenue dans ce monde immoral
Ou la justice ne vaux que dalle
Ici des millions de gens n’ont rien a manger
Et pourtant passent leur temps a travailler

J’espère vraiment qu’un jour ça va bouger
J’espère vraiment qu’un jour ça va changer
Que tout le monde réalise et combattent enfin cote a cote
Qu’on détruise ce système capitaliste et qu’on en fasse un autre

On a le pouvoir , on a le nombre
Arrêtons d’avoir peur et sortons de l’ombre
Arrêtons de nous mettre a genoux et de prier
Le changement viendra d’en bas , je suis prête a le parier

Foutons a la rue tout ces fameux politiciens
Qui n’ont pas de pouvoir mais pourtant qu’on craint
Faut qu’il arrêtent de tirer de nous leur profit
Faut qu’on leur disent qu’on en a marre , que ça suffit

J’aimerais te dire bienvenue dans ce monde
J’aimerais te dire bienvenue sur cette belle terre ronde
J’aimerais te dire qu’on s’y plait et qu’on y vit bien
J’aimerais te dire qu’il n’y a pas de torture et qu’on y mange a sa faim

refrain

Bienvenue dans ce monde normatif
Ou tout n’est qu’administratif
Ici tu ne vaux rien si tu n’as pas de fric
Et tu trouve même dans les écoles des flics
Bienvenue dans ce monde immoral
Ou la justice ne vaux que dalle
Ici des millions de gens n’ont rien a manger
Et pourtant passent leur temps a travailler



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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mar 15 Fév 2011, 11:22

C'est bien écrit Nesva et très pertinents (malheureusement...)
Ca me rappelle pourquoi je voulais pas de gamin avant... Paies le monde qu'on a à leur offrir...

pendu

Euh sinon moi aussi j'écris des chansons Mr.Red Avec mon chéri on s'amuse à détourner des chansons enfantines siffle Mais comme y'a des jeunes personnes ici je préfère m'abstenir aureole
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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mar 15 Fév 2011, 11:30

Amandine a écrit:
C'est bien écrit Nesva et très pertinents (malheureusement...)
Ca me rappelle pourquoi je voulais pas de gamin avant... Paies le monde qu'on a à leur offrir...

pendu

Euh sinon moi aussi j'écris des chansons Mr.Red Avec mon chéri on s'amuse à détourner des chansons enfantines siffle Mais comme y'a des jeunes personnes ici je préfère m'abstenir aureole

merci sourire , j'en ai bcp d'autres et des fois un peu trop dénonciateur , sutout quand je me met a parler de la nature ou de l'élevage ^^

Moi je veus les lire Amandine , tu as qu'a les mettre en spoilers et avaec un avertissement sur l'age ^^ sourire

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MessageSujet: Re: Vos écrits   Mar 15 Fév 2011, 11:40

Et bien n'hésites pas à les poster !

Je ne pense pas que ça vaille le coup de les poster happy c'est du niveau chansons paillardes quand on est a 3 grammes et demi lol C'est une succession de mots vulgaires... Non vraiment, je préfère vous lire Mr.Red
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